Plaidoyer – Flüchtlingen eng Stëmm ginn

Avec un mégaphone, un homme conduit un groupe de réfugiés chantant pendant une activité sponsorisée par JRS dans le camp de réfugiés de Doro à Maban, Soudan du Sud.
Avec un mégaphone, un homme conduit un groupe de réfugiés chantant pendant une activité sponsorisée par JRS dans le camp de réfugiés de Doro à Maban, Soudan du Sud.

Pour JRS, le plaidoyer signifie s’assurer que les réfugiés reçoivent un traitement légal et humain. Cela inclut soutenir les réfugiés qui s’efforcent de demander et d’exercer leurs droits, ainsi que d’intervenir auprès du gouvernement et des administrations pour obtenir de meilleures réponses, plus justes aux situations de déplacement de force

Le nouveau pacte sur la migration et l’asile adopté par le Parlement européen le 10 avril 2024 puis par le Conseil de l’Union européenne le 14 mai 2024, a pour objectif d’établir un « nouveau cadre européen (…) qui puisse non seulement apporter sécurité juridique, clarté et des conditions décentes aux hommes, aux femmes et aux enfants qui arrivent dans l’Union, mais qui puisse aussi donner aux Européens l’assurance que la migration est gérée de manière efficace et humaine, dans le plein respect de nos valeurs ».

Toutefois, le pacte apportera des défis humains et juridiques importants.

Le JRS est préoccupé par le risque de détention arbitraire. Les centres de rétention aux frontières ne devront pas être la règle. Il faut que chaque cas soit examiné dans sa singularité et non en fonction de statistiques et que les réfugiés puissent bénéficier de l’assistance d’un avocat tout au long de la procédure.

Le mécanisme de solidarité adopté pour répartir l’accueil fait craindre que certains états se « débarrassent » du problème moyennant une contribution financière ou logistique en externalisant la procédure dans d’autres états hors des frontières de l’Union.

Le JRS s’assurera que la mise en œuvre, des changements législatifs garantisse la sauvegarde des droits.

Il veillera à ce que les personnes reçoivent des conseils juridiques notamment lors du screening,

Il suivra l’application faite du mécanisme de solidarité entre les pays de l’Union pour s’assurer du respect des droits humains,

Il veillera à la transposition de la directive relative aux conditions d’accueil afin que l’application garantisse :

des plans d’urgence humains en cas d’arrivée importante,

des mesures de protection adaptées pour les personnes ayant des besoins spécifiques, notamment les enfants,

des lieux d’accueil dignes offrant un nombre de place suffisant,

l’accès au marché du travail au plus tard six mois après l’enregistrement de leur demande,

l’accès notamment à des cours de langue, ou à la formation professionnelle.

Pour un logement digne

Pour les personnes dont la demande d’asile a été déclarée non-recevable au Luxembourg, prévoir une structure où la durée de séjour n’excèdera pas 6 mois et adaptée à l’extrême vulnérabilité de ces personnes. L’hébergement dans cette structure et les services y offerts en partenariat avec des ONG dont le JRS-LU, auraient comme objectifs d’augmenter le niveau de résilience des personnes devant quitter le Luxembourg.

Pour tous et particulièrement pour les adolescents et jeunes adultes, le JRS-LU sera attentif aux standards minima proposés en matière d’hébergement afin de permettre aux jeunes notamment d’étudier dans un logement adapté, pour réussir leur scolarité ou leur formation.

Pour une régularisation au cas par cas de certaines personnes particulièrement vulnérables

Etant donné qu’un certain nombre de déboutés du droit d’asile ne sont pas « retournables » et restent pendant des années sur le territoire luxembourgeois,

ou tournent en Europe d’un pays à un autre, alors que leur état de santé est déplorable ;

le JRS-LU demande une régularisation extraordinaire, au cas par cas pour ces personnes particulièrement vulnérables.

Pour l’entrée des DPI dans le monde numérique

Afin d’éviter la stigmatisation des demandeurs de protection internationale, de simplifier le contrôle et la gestion des différents types d’aide et pour éviter aux services sociaux d’être noyés dans le travail administratif, nous demandons une carte d’identification répondant à la norme ISO 7810 remplaçant le « papier rose ».

Le JRS Luxembourg est profondément préoccupé par la détérioration de la situation en Afghanistan et par le traitement des demandeurs d’asile et des réfugiés afghans en Europe et au Luxembourg. Depuis la prise de pouvoir des talibans, le pays est dans un état d’anarchie sans constitution. La situation générale en matière de sécurité, d’économie et de droits de l’homme se détériore et les souffrances de la population augmentent.

Depuis la prise de contrôle du pays par les talibans, les efforts des gouvernements européens pour assurer la protection ont été trop faibles.

Peu après l’effondrement de l’Afghanistan, l’UE et ses États membres ont promis de continuer à évacuer leur personnel local et les Afghans à risque ; cependant, depuis lors, trop peu d’efforts ont été faits.

En collaboration avec plus de 50 organisations de la société civile, le JRS recommande aux États membres de l’UE de :

revoir l’examen des nouveaux cas d’asile et le réexamen des cas précédemment décidés à la lumière des rapports les plus récents disponibles sur la situation dans le pays.

accorder la protection subsidiaire aux personnes qui ne sont pas éligibles au statut de réfugié et à défaut un permis de séjour provisoire de 6 mois pour faciliter la recherche de travail.

s’efforcer de traiter et de réduire considérablement l’arriéré des cas concernant les demandeurs de protection internationale afghans.

élargir et rationaliser les admissions humanitaires pour les Afghans à risque et les membres de leur famille élargie.

accélérer la procédure de regroupement familial des réfugiés afghans.